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Le Dernier continent

Réalisé par Vincent Lapize
France - 2015 - 1h17
Sortie le 11 novembre 2015 (A Perte de vue)

Sur une durée de deux ans, du printemps 2012 au printemps 2014, Le Dernier Continent construit la fresque d’une expérience politique mouvante : celle mise en place par les opposants au projet d’Aéroport Grand-Ouest à Notre-Dame-des- Landes.
Le film est un double portrait. Celui d’un lieu, la ZAD, soit 2000 hectares de forêts et de prairies appelés « Zone à Défendre » par ceux qui y vivent et « Zone d’Aménagement Différé » pour l’État et les promoteurs. Et celui de quelques militants aux profils divers, anciens habitants, activistes, sympathisants, constructeurs, combattants et paysans, qui partagent au quotidien une expérience politique atypique.
De l’opposition immédiate à l’autonomie alimentaire et énergétique, de l’organisation de stratégies de résistance à la mise en place d’alternatives sur le long terme, de quelques dizaines de squatteurs à plusieurs centaines de militants venus de toute la France, le film interroge la lutte.

Contexte : Depuis une trentaine d’années, l’aménagement d’un aéroport est prévu à quelques kilomètres de Nantes. Au fil des ans, le Conseil Général a racheté toutes les propriétés pour préparer le terrain. En juillet 2012, alors que les derniers baux de location arrivent à expiration, le terrain est cédé à la société Vinci qui doit lancer les travaux. Sur une zone de plus de 2000 hectares, tout doit être rasé. Pourtant une centaine de personnes vivent encore sur ce territoire : des habitants qui ne veulent pas abandonner leur terre et leur vie, rejoints depuis 2008 par des activistes anti-aéroport qui occupent les maisons vides et revendiquent des formes de gestion politiques, économiques et écologiques alternatives.
En octobre 2012, un important dispositif policier est déployé pour expulser ces derniers occupants et entamer la destruction des maisons. La résistance se renforce alors et prend une ampleur que personne n’avait imaginé.
En pleine crise économique et écologique, les accords entre l’État et Vinci, associant argent public et intérêts privés sans réelle consultation de la population, cristallisent les critiques. De plus, la ZAD offre un terrain de solidarités concrètes. Le lieu en lui-même et ce qui s’y construit devient un projet fédérant, qui draine un mouvement social populaire, relayé par de nombreux comités locaux partout en France.


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